À propos

Neo Sarto n'est pas né d'une étude de marché. Il est né d'un choc suivi de plusieurs années à essayer de le résoudre.

Where tailoring meets color

Pendant longtemps, j'ai porté des costumes colorés bon marché sans vraiment m'en rendre compte. Je pensais acheter de la qualité, du made in Italy rendez-vous compte ; je ne connaissais simplement pas encore le vrai tailoring. Puis un jour, j'ai essayé un costume vraiment bien construit, en laine, taillé avec soin. Le tombé du tissu, son grain, le poids juste sur les épaules : rien à voir avec ce que je connaissais. Ce jour-là, quelque chose a changé.

J'ai voulu la même exigence, mais en couleur, parce que la couleur, pour moi, avait toujours été une manière de dire quelque chose, jamais un détail secondaire. Ça a pris des années. J'ai exploré le tailoring, ses codes, sa rigueur, et je me suis heurté à une impasse assez simple : d'un côté, la structure et la qualité que je cherchais restaient presque exclusivement neutres ; de l'autre, la couleur que je voulais portait rarement une construction et qualité sérieuse. Réconcilier les deux est devenu une obsession personnelle, avant de devenir un style, puis une marque.

Deux exigences, une seule démarche

Je suis ingénieur de formation. Ce détail compte, parce qu'il explique en grande partie la manière dont ce style s'est construit.

D'un côté, il y avait une conviction assez simple : le droit de s'habiller pour soi, de ne pas se fondre dans un vestiaire masculin qui a longtemps réduit la couleur à un risque. S'exprimer individuellement, se détacher du conforme, ce n'est pas un caprice; c'est une liberté qu'on a le droit de revendiquer.

De l'autre, il y avait un réflexe d'ingénieur : cette liberté ne pouvait avoir de sens que si elle obéissait à des règles cohérentes. De la même manière qu'un vêtement bien coupé obéit à des proportions précises, j'ai voulu que la couleur obéisse, elle aussi, à une logique : celle de la colorimétrie, et celle d'une hiérarchie claire entre ce qui domine une tenue et ce qui la soutient. Sans cette rigueur, la couleur devient vite du bruit. Avec elle, elle devient un langage.

C'est de la rencontre de ces deux exigences : la liberté individuelle et la précision d'un système, qu'est né le style Neo Sartorial. Vous en trouverez le détail complet dans notre manifeste.

Ce que nous construisons

Une fois ce style défini, il restait un problème très concret : le porter. Entre le vestiaire tailleur traditionnel, presque exclusivement figé sur le marine, le gris et le noir, et une fast fashion colorée sans construction ni matière, il n'y avait rien. Neo Sarto est venu combler ce vide, d'abord pour moi, puis pour tous ceux qui cherchent la même chose.

Nos blazers sont fabriqués en laine italienne, tissée à Biella, la région dont la réputation dans le tissage de laine n'est plus à démontrer. La confection est assurée par un fabricant spécialisé dans le blazer haut de gamme basé en Turquie; un choix assumé, guidé par une tradition solide du vêtement structuré et un savoir-faire éprouvé, qui permet aussi à une marque comme la nôtre de voir le jour sans jamais transiger sur la construction.

La construction suit des standards précis, choisis pour leur cohérence avec l'esprit de la marque et le style Neo Sartorial :

  • une épaule légèrement structurée, l'épaule Helsa fabriquée en Allemagne, qui donne au vêtement de la tenue sans le rigidifier ;
  • des surpiqûres à 5 mm, qui apportent une finition nette et visible ;
  • des revers en pointe généreux mais mesurés, parce que l'équilibre reste, ici comme ailleurs dans le système Neo Sartorial, plus important que l'effet ;
  • des poches à rabat avec poche ticket, ou des poches plaquées selon les modèles, pour varier le registre stylistique d'une pièce à l'autre ;
  • des boutons en nacre naturelle, qui ajoutent un contraste discret et font ressortir la couleur du tissu.

Chacun de ces choix répond à la même question : comment construire un vêtement suffisamment rigoureux pour porter une couleur forte sans jamais la trahir.

Pourquoi commencer par le bleu

Notre première collection s'ouvre sur le bleu, mais pas n'importe lequel. Un bleu électrique, et un bleu profond, pensés comme une porte d'entrée plutôt que comme un compromis. C'est une couleur qui reste accessible à un homme qui n'a encore jamais porté de couleur, tout en étant déjà loin du bleu marine auquel le tailoring classique nous a habitués.

Ce n'est qu'un début. Chaque nouvelle couleur que nous produirons dépendra de celles et ceux qui choisissent, aujourd'hui, de porter les premières. C'est aussi ça, une marque en série limitée : chaque pièce achetée ouvre la porte à la suivante.

Découvrez la collection actuelle, et suivez le Journal pour comprendre comment porter le style Neo Sartorial et incarner l'homme que vous êtes ou souhaitez devenir.